«J'ai toujours faim de victoires.» Ainsi s'exprime la Britannique Paula Radcliffe, 31 ans, à la veille du Flora London Marathon dont elle a déjà remporté les éditions 2002 et 2003. «Faim», c'est le terme banal et passe-partout des sportifs qui ont subi déconvenues et passages à vide. Un des plus sévères dans la déjà longue carrière de Radcliffe restera son marathon calvaire des JO d'Athènes, l'été dernier, interrompu dans les larmes au 36e kilomètre pour cause de problèmes gastriques. «Une terrible diarrhée», provoquée par une réaction inattendue à des anti-inflammatoires. Ajouté à son abandon, plus tard, sur le 10 000 mètres, cet échec a provoqué un certain scepticisme sur son avenir.
La doyenne des fondeuses britanniques, fidèle à sa réputation de «testarde» du tartan, s'est pourtant vite rétablie. «Athènes c'est du passé, pas question de laisser cet épisode obscurcir la suite de mon parcours. Au contraire, il m'a rendu plus forte. Je me soucie moins qu'avant des critiques et, même si je m'y efforce, je ne peux pas faire plaisir à tout le monde. Je préfère suivre les conseils de mes proches.» C'est-à-dire son mari et manager, Gary Lough, et de rares amis athlètes.
Première étape sur la voie de la réhabilitation : sa victoire dans le New York City Marathon en novembre dernier, en dépit d'un écart infime de quatre secondes avec Susan Chepkemei, la Kenyane, et un chrono modeste (2 h 23' 10"), au regard de son record du monde (2 h 15' 25'', à Londres en 2003).
Outre qu'il lui a r




