Menu
Libération
Interview

«Si les Jeux ont lieu à Londres, les stades ne seront jamais vides»

Réservé aux abonnés

Publié le 19/04/2005 à 1h49

(à Berlin)

C'est le chairman. Le patron indiscutable et, pour l'instant, indiscuté. Sebastian Coe, légende du 1 500 mètres, fait lord par la reine Elisabeth II, incarne la candidature de Londres pour le pire ­ une insupportable arrogance selon ses détracteurs ­ comme pour le meilleur, un charisme renversant, assurent tous ceux qui sont séduits.

On vous reproche de faire beaucoup de promesses, mais peu de concret...

Critique facile et fausse. A ce jour, plus de 65 % des équipements sont achevés. Il n'en manque que deux.

Dont le stade olympique...

Franchement, imaginez-vous que ce puisse être un problème pour nous ? Le stade sera construit. Et bien. Les cinq villes sont toutes parfaitement capables d'assurer leurs obligations. Deux questions feront la différence : pourquoi et comment organiser les Jeux ? Nous avons, je crois, des réponses tout à fait originales. Cette candidature n'est pas conçue pour apporter quelque chose à Londres ­ un impact économique par exemple ­ mais pour bénéficier au mouvement sportif et olympique. Les athlètes sont au coeur de notre projet et de nos motivations. Par ailleurs, chaque fois qu'une grande compétition internationale a été organisée en Grande-Bretagne, la conséquence a été immédiate : une augmentation considérable du nombre de pratiquants.

N'est-ce pas pareil pour Madrid ou Paris ?

Il ne me revient pas de juger les autres villes. Mais si les Jeux ont lieu à Londres, les stades ne seront jamais vides. Pas plus tard que dimanche, la foule était im

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique