Le rugby français est en pleine forme. Il empochera la coupe d'Europe, le 22 mai. Avec la victoire de Toulouse qui, contre toute attente hier, a disposé avec la manière (trois essais à un) du double champion d'Europe anglais (27-19), ce sont les deux Stades (français et toulousain) qui se disputeront le titre suprême à Edimbourg. Après cette deuxième demi-finale de la Heineken Cup 2005 entre les seuls doubles vainqueurs de l'épreuve, John Wells, l'entraîneur de Leicester, s'est rendu à l'évidence : «Il y a quelques décisions litigieuses, mais à la fin leur classe a parlé. Nous n'avons pas pris notre chance.» Le souvenir douloureux de la défaite de l'an dernier en finale était présent dans les esprits toulousains. Mais, face à leur public, les Tigers n'ont rien pu faire, à l'image de leur capitaine Martin Johnson, qui aurait bien voulu terminer sa carrière en brandissant un autre trophée. «Nous avons commis trop d'erreurs pour maintenir la pression, a-t-il avoué. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous savons que nous ne méritions pas de gagner.» La veille, Biarritz avait connu la même amertume face aux Parisiens.
Humour. Damien Traille, dont on sait pourtant que son point fort n'est pas le sens de l'humour, n'aura pas manqué de remarquer l'ironie du sort qui a voulu que, à la 75e minute de cette rencontre opposant, au Parc des Princes, son club, Biarritz, au Stade français, il soit élu «homme du match». Un match qui non seulement n'était pas tout à fait terminé, mais qu




