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Eric Drouglazet, un solitaire stratégique

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Publié le 30/04/2005 à 2h00

Eric Drouglazet (Crédit Maritime) a coupé la ligne d'arrivée du trophée BPE, au large de Cienfuegos (Cuba), jeudi soir, après environ 8 000 km de course, parcourus depuis Saint-Nazaire en 25 jours, 7 heures 10 minutes et 49 secondes. Charles Caudrelier (Bostik) et Gildas Morvan (Cercle vert) ont pris les 2e et 3e places, respectivement quatre heures et demie et cinq heures et demie plus tard.

Et que dit ce premier vainqueur d'une course transatlantique en solitaire, sans escale, disputée sur des bateaux rigoureusement identiques (Figaro 2), après avoir retrouvé la terre ferme ? «C'est de loin la course la plus dure de toute ma carrière (...) Je me suis donné comme un sauvage. Je crois que si je n'avais pas gagné cette course, j'aurais peut-être arrêté le bateau.» Depuis le 16 avril, il menait la flotte avec une intelligence tactique qui fait l'admiration de ses pairs. Dominic Vittet (4e sur Atao Audio System) : «Droug a fait une course magnifique, quasi parfaite. Eric, que je ne voyais pas comme un grand stratège ­ plutôt un coriace ­, m'a étonné dans un rôle de leader. Il s'est révélé.»

A 37 ans, le Morbihanais, surtout connu jusque-là pour sa victoire dans la Solitaire du Figaro en 2001, a franchi un cap qualitatif. Il dit : «J'ai appris énormément sur moi, j'ai appris qu'on pouvait aller très très loin. Il y a eu des moments où physiquement et moralement j'étais atteint. Mais quand on gagne comme ça, on oublie la douleur.» Et d'entrouvrir des portes sur l'avenir : «J'aimera

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