Menu
Libération

Une rencontre en camp retranché

Réservé aux abonnés

Publié le 25/05/2005 à 2h19

Dix mille policiers sont réquisitionnés pour la finale de la Ligue des champions qui oppose, ce soir à Istanbul, les Anglais du FC Liverpool aux Italiens du Milan AC (1). Rien de très extraordinaire à cela. «Environ 2 600 stadiers seront répartis dans les travées, plus 1 000 policiers invisibles, dont 600 cachés dans les tribunes, mais prêts à intervenir en cas de problème», annonce fièrement Sami Colgecen, le responsable de l'organisation de cette finale. Les services de sécurité turcs sont sur les dents à l'heure de recevoir 40 000 supporters anglais. Ils ont surtout de la mémoire.

Derby. Ils se souviennent qu'ici même, il y a cinq ans, deux supporters anglais de Leeds avaient été poignardés à mort lors d'une demi-finale de la Coupe de l'UEFA face au Galatasaray. Ils n'oublient pas non plus que le 12 avril, le quart de finale retour de la Ligue des champions, derby entre l'Inter et le Milan AC, fut interrompu après des jets de bouteilles et de fumigènes sur la pelouse, dont l'un brûla légèrement Dida, le gardien brésilien du Milan AC. En septembre, dans cette même compétition, toujours en Italie, lors de la rencontre AS Rome-Kiev, une pièce de monnaie venue des tribunes blessait au front l'arbitre suédois Anders Frisk, qui a dû arrêter le match. «Le hooliganisme (anglais) était autrement plus sérieux que les incidents italiens», tempérait alors le président de la Fédération italienne, Franco Carraro. Le supporter anglais est toujours montré du doigt, vingt ans après la trag

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique