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Le long chemin de Paco Camino

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Trente ans après son historique faena à Madrid, le torero reçoit la médaille des Beaux-Arts.

Publié le 16/06/2005 à 2h37

Vendredi 13 mai, le Conseil des ministres du gouvernement espagnol a décerné la médaille d'or des Beaux-Arts au torero Paco Camino. Camino, né à Camas, près de Séville, en décembre 1940, ancien mitron, admirateur d'Ordoñez, n'est pas le premier torero à recevoir cette distinction olympico-culturelle. Avant lui, Angel Bienvenida, Espartaco, Manolo Vázquez, Rafael De Paula, Antoñete, Curro Romero, El Viti, Ordoñez, Alvaro Domecq sont montés sur le podium.

Pour Camino, ça tombe bien. 2005 marque le trentième anniversaire de sa faena historique du 22 mai 1975 à Despacioso, toro remplaçant de Jaral de la Mira. Dans leur ouvrage (1), Pierre Arnouil et Ignacio de Cossío classent ce moment comme l'une des grandes faenas du XXe siècle, et le critique Navalon y a vu «la meilleure faena de la vie» de Paco Camino, qui est à peu près du même avis. Sauf qu'il cite aussi une faena en 1965, toujours à Madrid, à un toro de Galache, où il n'avait pourtant coupé qu'une oreille. Mais il y avait exposé «la meilleure tauromachie que j'ai faite de la gauche à Madrid». On dira de Despacioso qu'il était sorti en remplacement, qu'il avait été manso au cheval, qu'il avait été toréé surtout par naturelles «lentes et suaves» et que les terribles aficionados de la andanada du 8, matrice de l'actuel Tendido 7, avaient les premiers ovationné Camino.

Cossard.

Paco Camino, «el niño sabio de Camas», l'enfant savant de Camas comme l'avait baptisé le critique Carvajal, considéré comme le torero le plus intelligent

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