Le Mans envoyé spécial
L'heure de la revanche nationale a sonné sur le circuit de la Sarthe. Cette 73e édition des 24 Heures du Mans, qui démarre samedi après-midi (1), devrait marquer le retour aux grandes heures de l'épreuve, dans un climat de fièvre cocardière jamais atteint depuis la victoire de Peugeot en 1992 et 1993. Face aux indétrônables Audi, qui écrasent la course depuis cinq ans, la France de l'automobile s'est auto-mobilisée, autour de l'écurie Pescarolo. Vieil habitué du Mans, qu'il a remporté à quatre reprises en tant que pilote, Henri Pescarolo sait que 2005 est son année : «Cela fait cinq ans qu'on participe aux 24 Heures, et c'est la première fois qu'on est favoris. L'excitation est à la hauteur de la responsabilité que l'on porte», s'exclame le vieux routard aux airs de Bertrand Blier.
Hybrides. Par la grâce d'un nouveau règlement, récompensant les bolides adoptant les contraintes aérodynamiques qui seront en vigueur en 2007, de nombreuses voitures dites hybrides sont en mesure de menacer les Audi. Ces dernières ont conservé leurs prototypes victorieux des années passées. Mais avec 10 litres de carburant et 15 % de puissance en moins, et 50 kg en plus, les belles allemandes du team américain «Champion» ont perdu leur statut de favorites. Et la tentative de Tom Kristensen de rafler une septième victoire, record absolu, semble compromise. «Le Danois roulant» s'élancera en quatrième ligne pour tenter d'effacer des tablettes les six succès du Belge Jacky Ickx...




