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L'herbe bleue

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Publié le 27/06/2005 à 2h45

Pour que le tennis français obtienne à domicile un résultat d'ensemble convenable en Grand Chelem, ne faudrait-il pas remplacer la terre battue de Roland-Garros par du gazon ? Sur l'herbe de Wimbledon, les Tricolores ont placé cinq représentants (trois femmes et deux hommes) en huitièmes de finale des tableaux du simple. Amélie Mauresmo, qualifiée vendredi, a été rejointe samedi par Nathalie Dechy, Mary Pierce, Sébastien Grosjean et Richard Gasquet. Du jamais vu depuis l'ère Open en 1968. A ce stade de la compétition porte d'Auteuil, seuls Sébastien Grosjean (éliminé par Nadal) et Mary Pierce, finaliste, s'affichaient encore sur les courts. Certes, ce ne sont que les huitièmes de finale ; certes, le tableau a parfois été bien dégagé en amont, mais il y eut dans le passé des cas de figure identiques qui ne furent pas concrétisés.

Franchise. Le jeune et impatient Richard Gasquet (tête de série n° 27), lui, n'est pas du genre à laisser filer une occasion. Samedi, le Bitterois, 19 ans et plus jeune joueur encore en lice, est facilement venu à bout du gaucher luxembourgeois Gilles Muller, 69e joueur mondial, mais surtout tombeur de Rafael Nadal au deuxième tour. Le vainqueur du tournoi de Nottingham a remporté sa huitième victoire d'affilée en deux semaines, en trois sets, 7-6 (7/3), 6-3, 6-3. Avec sa franchise habituelle, que l'on peut souvent prendre pour de la prétention, Gasquet analysait : «J'ai été bon dans les moments importants. J'ai joué les coups justes, c'est ça qui est

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