Le marché des transferts passe désormais par l'Est. En particulier par la Russie, devenue top tendance. Depuis deux ans, des footballeurs venus du monde entier y posent massivement leurs crampons. Dernier exemple en date : l'attaquant international turc Nihat vient de signer au CSKA Moscou, récent vainqueur de la Coupe UEFA, pour... 19,7 millions d'euros ! Une supercagnotte du Loto pour le joueur de la Real Sociedad, bon joueur, mais dont la notoriété n'atteint pas, par exemple, celle d'un Michael Owen (l'attaquant anglais Ballon d'or 2001), acheté «seulement» 12 millions d'euros par le Real Madrid l'année passée. «Il est évident que l'offre du CSKA est très bonne», a simplement commenté Nihat, propulsé dans le top 20 des transferts.
Dévolu. L'époque où les clubs russes étaient pillés par l'Ouest est donc révolue. On peut même parler d'inversion des rôles. Exemple : le Dynamo Moscou. Alexeï Fedorichev, son président, ne cache pas un faible pour le FC Porto, champion d'Europe 2004. Le boss de l'ancien club de la police (propriété de la compagnie pétrolière Ioukos) a débauché trois ex-pensionnaires du club lusitanien. Les deux internationaux portugais Costinha et Maniche et le défenseur grec Yourkas Seitaridis. Coup de l'opération ? 4 millions d'euros pour le premier (ancien joueur de Monaco), 16 pour le second et 10 pour le dernier. Trois recrues qui ne seront pas dépaysées puisque à Moscou ils retrouveront huit Portugais et deux Brésiliens. Une mondialisation qui ne s'arrête




