Briançon envoyé spécial
Branle-bas de combat hier matin à l'hôtel Mercure de Courchevel 1850. Agissant à la demande d'un juge d'instruction, des gendarmes de Chambéry (Savoie) ont interpellé l'Italien Dario Frigo de l'équipe Fassa Bortolo. Lundi, sa femme, Susanna, avait connu un sort identique. Sa voiture avait été interceptée lors d'un fort opportun «contrôle de routine» douanier sur l'autoroute A43, au péage de Sainte-Hélène, près d'Albertville. Les gabelous ont alors découvert une dizaine d'ampoules dissimulées dans un thermos, pouvant contenir des produits dopants. Celles-ci sont parties pour analyse au Luxembourg, et on évoque d'ores et déjà la possible présence d'EPO. Après son placement en garde à vue à Chambéry, le couple Frigo a été déféré hier en fin d'après-midi au parquet d'Albertville et mis en examen pour «aide et assistance à l'usage de produits dopants, contrebande et importation». Ils ont été remis en liberté dans la soirée et placés sous contrôle judiciaire.
Le dopage, évoqué jusqu'à maintenant du bout des lèvres ou avec force sourires entendus, s'invite donc de plain-pied dans le Tour, au lendemain de l'interdiction de courir prononcé à l'encontre du Russe Evgueni Petrov (Lampre), aux paramètres sanguins hors normes (Libération d'hier). L'annonce de cette arrestation, faite par l'agence Reuters au petit matin, s'est répandue parmi les suiveurs à peine réveillés. Ils ne furent qu'à moitié surpris.
Blitz. La personnalité sportive de Dario Frigo, 31 ans, a




