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Libération

Les hockeyeurs américains cèdent sur leurs salaires

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Publié le 25/07/2005 à 3h05

Montréal, de notre correspondante.

Aucune poignée de mains n'est venue sceller l'entente sur la nouvelle convention collective de six ans entre les propriétaires d'équipes et les joueurs de la Ligue nationale de hockey sur glace (LNH). Et les sourires se sont faits rares en fin de semaine dernière à Toronto lors de la conférence de presse organisée pour annoncer la fin du plus long conflit de toute l'histoire du sport professionnel en Amérique du Nord. Après l'annulation pure et simple de la saison 2004-2005 et des mois de négociations acharnées, c'est dans une ambiance plutôt maussade que les propriétaires d'équipes et les deux parties ont conclu après un bras de fer de trois cent dix jours et dévoilé l'accord qui permet aux dirigeants des trente équipes canadiennes et américaines de reprendre le contrôle sur la gestion financière de la LNH.

Déficit cumulé. En 2002-2003, la Ligue avait révélé que le déficit cumulé de ses clubs atteignait les 225 millions d'euros et que seules 11 des 30 équipes du circuit étaient bénéficiaires. Rien alors ne semblait pouvoir mettre un terme à l'inflation des revenus des joueurs, qui avaient augmenté de 250 % en une douzaine d'années et qui accaparaient 75 % du budget des équipes. Le 15 septembre dernier, dans l'espoir de forcer la main des joueurs viscéralement opposés à la fixation d'un plafond salarial que jamais, répétaient-ils, ils n'accepteraient, les propriétaires ont décrété un lock-out. Dix mois plus tard, ce sont pourtant bien des lim

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