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Interview

«Je n'ai jamais considéré qu'il y avait l'élite et les autres»

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Publié le 06/08/2005 à 3h13

Ancien champion de France du 400 m haies, Robert Poirier a laissé, en mars, son poste de directeur technique national (DTN) ­ qu'il occupait depuis 2001 ­ à Franck Chevallier. Après avoir vécu les Mondiaux de 2003 et les Jeux d'Athènes aux premières loges, il suivra les épreuves d'Helsinki devant sa télévision : «sans rancune ni regrets», assure-t-il, malgré les commentaires acides des plus rétifs à sa conception très stricte de la fonction.

Certains athlètes ne se sont pas gênés pour faire savoir qu'ils ne regrettaient pas votre départ.

D'abord, la plupart m'ont témoigné des signes de sympathie et se sont montrés parfaitement loyaux à mon égard. Il y a eu quelques frictions et je les assume. J'avais été nommé avec une mission : remettre de l'ordre dans la maison. Les athlètes appelés en équipe de France doivent savoir qu'il y a des règles, des passages obligés pour défendre le maillot, les Coupes d'Europe, les championnats de France et les compétitions internationales de l'année en cours. Une sélection ne se négocie pas, elle s'honore. On ne peut pas, d'un côté, bénéficier des aides publiques et, en même temps, faire son menu comme on l'entend avec des entraîneurs individuels dont la stratégie n'est pas nécessairement celle de l'équipe de France. Moi, je me suis refusé au laxisme au prétexte du dialogue. Même s'il y a eu dialogue et négociation quand c'était légitime. Il faut savoir dire non, ou, du moins, ne pas dire oui à tout le monde... J'ai eu aussi pour ambition de form

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