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Béziers débute bien et Dax finit mal

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Bilan des deux ferias: Padilla a été excellent, Morante décevant et Ponce, l'un et l'autre.

Publié le 18/08/2005 à 3h20

Béziers, Dax, envoyé spécial

Béziers, vendredi. Les Victoriano del Rio tiennent bien la route et le bon peuple veut des succès, il est peu regardant sur l'exactitude des estocades et le président n'a pas de crampe au moment de sortir les mouchoirs. Les toros repartent avec six oreilles en moins, et Castella avec un petit coup de corne dans la fesse en plus.

Première impression : Ponce torée là où les autres luttent avec le toro. Pocosol est un bon toro noble mais qui a juste un peu de mal à finir ses actions. Ponce s'affranchit de la tauromachie comme combat et lui donne une jolie leçon. Il roule, il déroule, il enchaîne, il torée de plus en plus relâché, mais sans laisser-aller. Ponce débraillé, jamais. Il s'exerce à ce que chaque passe soit plus de tenue que la précédente. L'estocade est un peu de côté. Deux oreilles.

Concombre. Le même jour, Béziers découvre El Fandi. Son show époustouflant et abrasif aux banderilles soulève le gradin. A la muleta, le gradin se rassoit. El Fandi est banal et sa muleta trop sèche pour tirer tout le parti de Malicioso, qui a du jeu et qui est noble. Une oreille. Castella reçoit une oreille tombée du ciel de la présidence après une faena du bout de la muleta et convenue, face à Horador, qui n'a pas beaucoup de race. Il fait ensuite peu piquer Derramado, qui attaque tête basse avec du rythme, parfois il prend l'initiative sur une poignée de passes limpides, données mains basses, parfois il la perd et Derramado le déborde. Mais Castella ne plie p

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