Les Bleus en négatif. La photographie qu'offre l'équipe de France à la veille du lancement de l'Euro en Serbie-et-Monténégro est l'exacte opposée de celle que l'on pouvait prendre il y a une semaine. Tant sur le terrain que dans les vestiaires, le groupe de Claude Bergeaud a inversé la tendance, avant d'entrer dans la compétition face à la Grèce vendredi à 20 h 30. Avec des effets contradictoires.
Revanche. Mardi soir, la France s'est rassurée lors de son dernier match amical en battant l'Italie (83-75). Une revanche symbolique, deux ans après avoir cédé aux Azzurri la troisième place de l'Euro et la qualification aux Jeux d'Athènes. Un réconfort au terme d'une préparation aléatoire. Tout avait mal commencé : deux défaites face à l'Espagne et une contre-performance au tournoi d'Istanbul. Un cycle enrayé le week-end dernier à Limoges, où les Bleus ont retrouvé leur pression défensive et remporté leurs trois rencontres. «On a volontairement fait le choix d'affronter d'abord des grosses équipes pour situer nos joueurs et savoir quelle serait la problématique, explique le sélectionneur Claude Bergeaud. Commencer facile pour se casser la pipe juste avant l'Euro aurait été une stratégie moins pertinente.»
Dans les vestiaires, l'équipe de France a fait le chemin inverse. De l'autocongratulation aux joutes verbales. Fin août, le capitaine Rigaudeau pouvait encore se féliciter d'avoir «rarement vu de groupe aussi facile à vivre». Cyril Julian allait même jusqu'à espérer que les Bleus «




