Nîmes envoyé spécial
Vendredi, une bonne surprise: les toros de Las Ramblas. Ils sont entreprenants. Une mauvaise surprise : le vent qui commence à s'installer dans la feria. La tauromachie mathématique et millimétrée de Ponce y est plus sensible qu'une autre. Le vent, c'est l'inconnue de l'équation, le déconcertant dans le concerto. Il l'empêche de coudre les élégantes pièces détachées de sa faena devant Maravilla. Comme celui-ci garde la tête haute, Ponce rate six estocades, mais se fait applaudir.
Esclavisón est bravo sous deux piques et bien en jambes par la suite. Juan Bautista lui donne encore plus de relief en le faisant venir de loin dans sa muleta. Juan Bautista a le goût du bien toréer. Il cite le toro sur une longue distance, lui colle des naturelles de la droite, tente avec franchise des estocades a recibir et réussit au deuxième essai. Mais faute, dans le combat de près, d'allonger la charge d'Esclavisón, il est obligé de rompre entre les passes. Il coupe une oreille.
El Juli coince Martillero, qui a tendance à filer, et les deux s'expliquent à la loyale entre quatre yeux, dans un coin du ring. Beau bras de fer. Comme toujours, l'indestructible shérif El Juli finit par s'imposer et repart avec le scalp : une oreille.
Beauté râpeuse.
Samedi, le mistral est sérieux et les toros de Samuel Flores également. Ils ont des cornes, ils ont le moral, certains posent des problèmes, d'autres sont nobles. Tous savent organiser leur combat. Ils y vont d'abord un peu mollo dans les




