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Libération

Hauts les choeurs

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Publié le 17/10/2005 à 4h07

Côté festif, rien à dire, tous les ingrédients étaient réunis : jongleurs, saltimbanques, acrobates, amuseurs, bateleurs, cracheurs de feu... Ne manquaient que quelques mendigots pittoresques pour que l'on s'imagine sur le parvis de Beaubourg, une douce soirée de juillet. Les ramasseurs de balles étaient blonds et roses et la section pom-pom girls de Jean-Bouin s'était étoffée. Toutes fanfreluches et frou-frous dehors, elles étaient ainsi trente-six créatures de rêve, passablement dénudées, à gambader sur la pelouse en gesticulant au milieu des joueurs qui s'échauffaient (quatre d'entre elles échappèrent d'ailleurs de justesse au contact rugueux de trois Parisiens lancés). Le ministre de la fête lui-même s'était déplacé, Jack Lang, dont on sait pourtant qu'il est incapable de faire la différence entre un arrêt d'autobus et un arrêt de volée.

Système nouba. Et puis il y avait le karaoké géant bien sûr. L'attraction que tout le monde attendait, censée assurer le lien entre ceux des tribunes et ceux du terrain. Histoire de faire naître à Saint-Denis cette même ferveur que peut susciter la montée des traditionnels choeurs gallois au Millenium Stadium de Cardiff, le démarrage cahoteux de Swing Low Sweet Chariot à Twickenham, ou encore l'entame balloche de Waltzing Matilda à Sydney. C'est dans ce secteur précis, malheureusement, que le système nouba a failli. Car si un dicton (contestable) veut qu'en France tout se termine par des chansons, la preuve a encore été donnée que ce n'es

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