Dès vendredi soir, réceptifs au message transmis plus tôt par leur président Pierre Martinet («Cette année, notre objectif européen est clair : la qualification pour les quarts de finale»), les Berjalliens, pourtant privés de Julien Bonnaire (suspendu), Pascal Papé et Alexandre Péclier (blessés), avaient donné l'exemple en disposant de Glasgow 16-3 à Pierre-Rajon, pour le compte de la poule 5. Inaugurant ainsi de la meilleure des façons la onzième édition d'une Heineken Cup dont les détenteurs toulousains (poule 6) ont, de leur côté, créé samedi une certaine sensation à Ernest-Wallon ; non pas en marquant 7 essais aux Gallois de Llanelli complètement dépassés (score final : 52-28), mais en en ratant quatre ou cinq autres tout faits, dont deux à l'intérieur même de l'en-but adverse. «Si nous avons prouvé que nous étions à l'aise dans le mouvement général, nous avons aussi montré qu'il nous arrivait d'être vulnérables dans les détails», a admis ensuite le capitaine de Toulouse, Yannick Bru, déplorant au passage que ses coéquipiers se soient vus contraints (règlement oblige) de simuler les mêlées dès la quarantième minute, suite à la blessure du pilier des Scarlets John Davies. «Décision d'autant plus regrettable, ajoutera le talonneur international, que notre paquet d'avants restait sur une piètre performance à Paris.»
Inspiration. Derrière, par contre, Toulouse a fait grosse impression dans le sillage d'un Jean-Baptiste Elissalde particulièrement en jambes et d'un Clément Poit




