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Gregan, le demi fait le plein

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Le wallaby honore sa 115e sélection à la mêlée, record mondial.

Publié le 05/11/2005 à 4h26

Samedi soir, en pénétrant sur la pelouse du stade Vélodrome, sous les huées prévisibles du public marseillais, un immense joueur va devenir l'unique détenteur du record du monde des sélections en équipe nationale de rugby. Record qu'il partageait jusque-là et depuis septembre avec le pilier anglais (retraité) Jason Leonard. Et encore ce dernier a-t-il bénéficié, sur la fin, des avantages du coaching pour grappiller çà et là quelques «capes» supplémentaires.

«Trop lent». George Gregan (1,73 m, 80 kg), lui, est plutôt du genre à jouer les matchs dans leur intégralité. Et qu'il endosse pour la 115e fois, à l'occasion de ce France-Australie, le maillot numéro 9 des Wallabies a de quoi impressionner. D'autant que, depuis la Coupe du monde 2003 (dont il a perdu la finale à Sydney), la presse australienne ne l'a guère épargné. «Trop lent, trop vieux, trop suffisant, trop agressif...», les critiques n'ont cessé de s'abattre sur le joueur d'origine zambienne, champion du monde 1999 et élu meilleur rugbyman de la planète pour l'année 2001 ; jusqu'à annoncer, en août 2005, sa retraite anticipée à l'âge de 32 ans.

Pourtant, soutenu par son entraîneur Eddie Jones (lui aussi au centre des critiques), George Gregan a été conforté dans son rôle de capitaine du XV d'Australie, appelé à rencontrer, cet automne ­ outre la France ­ l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande. «Je crois que son parcours et la façon dont il a réagi aux critiques démontrent à quel niveau physique et moral se situe

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