Jeudi 15 heures à Jean-Bouin. A la fin de l'entraînement du Stade français, Sergio Parisse est le dernier à quitter le terrain. Après avoir répété à l'infini les combinaisons en touche longue dirigées par Fabrice Landreau, ancien talonneur international du club et adjoint du coach Fabien Galthié, il va s'essayer à taper quelques drops, face aux poteaux, histoire de décompresser. «Depuis mon arrivée à Paris, sourit-t-il, je sens bien que j'ai effectué des progrès mais qu'il me reste pas mal de choses à améliorer. En défense, par exemple, secteur sur lequel Fabien insiste volontiers. Mais j'ai l'avantage d'être encore très jeune et donc de posséder une grosse marge de progression.»
Solide raclée. Dans le cas de Parisse, «jeune» ne signifie pourtant pas pour autant inexpérimenté. Né il y a vingt-deux ans à La Plata en Argentine, où son père, Sergio senior, ailier international formé à L'Aquila Rugby (dernier club entraîné par Jacques Fouroux), s'était exilé pour raisons professionnelles, Parisse totalise déjà 29 sélections au centre de la troisième ligne de la Squadra Azzurra. Repéré par John Kirwan, le prédécesseur de Pierre Berbizier aux commandes de la sélection italienne, il a en effet endossé son premier maillot bleu en juin 2002, histoire de prendre une solide raclée contre la Nouvelle-Zélande sur le score de 10 à 64. Mais devenant du même coup, à 18 ans, le plus jeune numéro 8 de l'histoire du rugby international, sa déception s'en trouva quelque peu atténuée. «J'ai comme




