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Libération

Une veine bleue

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Publié le 20/03/2006 à 20h41

Galles-France : 16-21 (13-6)

Galles : 1 E, Luscombe (33e) ; 1 T, 2 B (4e, 26e) Jones ; 1 B (59e) Henson.

France : 2 E, Szarzewski (49e), Fritz (79e) ; 1 T (79e), 1 B (80e + 5) Elissalde ; 2 B (11e, 40e + 1), Yachvili.

Aucun autre peuple au monde n'aime le rugby comme les Gallois. A Cardiff, par exemple, le Millennium Stadium se dresse en plein centre-ville, à 100 mètres de la gare, un peu comme si le Stade de France avait été construit boulevard Magenta. A l'intérieur, il est bâti de telle façon que les spectateurs ont le sentiment d'être sur la pelouse, au milieu des joueurs. Alors ils chantent. Baryton du Met comme Bryn Terfel, présent ce week-end, ou gigantesque chorale du London Welsh Male Voice Choir (100 exécutants), qui ne manque jamais d'interpréter un ou deux couplets baloches de Delilah en hommage à Tom Jones, ancien ailier médiocre de Pontypridd devenu président (et seul membre) du fan-club des Diables rouges à Las Vegas.

Blessures. Les Gallois aiment le rugby, donc, et c'est un amour partagé. Du côté des amateurs français, par exemple, on admet volontiers que, parmi toutes les équipes engagées dans le Tournoi, celle du pays de Galles est la seule contre laquelle on n'a pas forcément envie de gagner. L'an passé, elle nous avait d'ailleurs enchantés avec son jeu de funambules qui lui avait permis de décrocher le Grand Chelem à domicile et d'expédier 200 000 personnes dans les rues de la ville, improviser une bamboula monumentale dont certains n'ont pas encore dessoûlé.

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