Berlin de notre correspondante
Pour Jürgen Klinsmann, c'est l'épreuve du feu. A trois mois de la Coupe du monde (9 juin-9 juillet), un nouvel échec de l'équipe nationale d'Allemagne, qui joue ce soir à Dortmund contre les Etats-Unis, serait vécu comme une catastrophe. Pas seulement par les fans qui espèrent encore que la Mannschaft se hissera au moins en demi-finale du Mondial en Allemagne, mais aussi pour l'économie du pays et même pour la Grande Coalition de la chancelière Angela Merkel, qui doit prouver que l'Allemagne est capable de sortir de la crise qu'elle traverse depuis quatre ans. C'est dire la pression qui pèse sur les épaules du sélectionneur.
Détonateur. La déculottée magistrale (4-1) essuyée par les Allemands à Florence le 1er mars a servi de détonateur. Depuis ce jour-là, la République est divisée entre «pro-Klinsi» et «anti-Klinsi». Les «pro» vantent la bonne humeur de l'entraîneur, sa volonté de faire émerger des nouveaux talents. Les «anti» lui reprochent ses expérimentations hasardeuses, le manque d'ossature de l'équipe. «La bataille se joue, au fond, entre une conception conservatrice du football allemand, représentée par Franz Beckenbauer, et une conception plus moderniste», résume un commentateur de Deutschland Radio.
Déjà passablement tendues, les relations avec le «Kaiser», icône du football allemand et président du comité d'organisation du Mondial, ont pris un tour dramatique le 6 mars. Ce jour-là, alors que tous les entraîneurs des équipes en compétiti




