Le premier Grand Prix de la saison aura débuté sur un coup de théâtre au premier virage qui a mis à terre Valentino Rossi, septuple champion du monde et candidat indiscutable à sa propre succession. Du coup, comme lors des essais de samedi, c'est la Ducati de Loris Capirossi qui a mené de bout en bout, offrant au constructeur italien un premier succès de bon augure pour les seize autres courses programmées cette saison. Mais chacun est resté sur sa faim, bien que la deuxième place décrochée par le rookie espagnol Daniel Pedrosa, double champion du monde 250 et tout juste arrivé dans cette catégorie, soit une véritable révélation pour la suite du championnat.
Rossi n'a pas passé un bon week-end. Contrairement à l'habitude, il s'est pris les pieds dans le réglage de sa Yamaha M1, incapable d'obtenir mieux qu'une neuvième place sur la grille de départ. Chacun se disait que Valentino et son talent allaient faire parler la poudre au départ (ce n'est pas la première fois que le pilote de Tavullia gagne une course en étant mal placé sur la grille). Et tout le monde a eu raison.
Un départ en trombe pour se faufiler et gagner quatre places... C'était compter sans l'Espagnol Toni Elias, venu percuter la Yamaha jaune au premier tournant. Rossi à terre, on pouvait craindre le pire et l'Italien doit remercier l'habileté de son coéquipier américain Colin Edwards, qui ne l'a pas heurté.
Remis en selle. Les Yamaha sont peu à l'aise sur ce tracé de Jerez. Et Rossi savait que le week-end serait




