Patrick Rolland, entraîneur national des gardiens de l'équipe de France, ancien international et joueur à Grenoble, analyse le jeu de Cristobal Huet :
Depuis sa titularisation aux Canadiens de Montréal, en quoi Huet a-t-il progressé ?
Il est plus fort parce qu'il a travaillé. Il a amélioré ses déplacements, son positionnement. En plus, c'est un calme.
Les fondamentaux du gardien, c'est quoi ?
Se mettre devant un projectile propulsé à 150 km/h à 3 mètres de soi, s'opposer et bloquer cet objet 40 fois par match. A l'opposé de ce que fait un gardien de hand, qui doit stopper 20 à 25 % des tirs, au hockey il faut être à plus de 90 % d'arrêts pour être performant.
Et dans le positionnement ?
Couvrir un maximum de la surface du but (1,70 sur 1,05 m, ndlr) avec son corps et le placer en opposition, utiliser au mieux son équipement pour laisser le moins de trous possible. C'est surtout un travail de déplacement.
Comment définiriez-vous le style Huet ?
Il fait écran. Un vrai obstacle. Un arrêt spectaculaire de ceux qui font les belles images , c'est le fait d'un gardien qui n'est plus en position. Lui a simplifié son jeu. Il est rarement pris hors position.
Vous aviez pressenti ses qualités ?
Oui, je lui avais dit, quand il avait 17 ans à Grenoble : «Tu peux être un des plus grands gardiens du monde.» Il a été patient.
La stabilité dans une équipe, c'est important pour un joueur ?
Oui. Et Montréal va tout faire pour le garder. Il a encore sept à huit belles années devant lui. Dominik Hasek jo




