Le problème avec Amélie Mauresmo, c'est que quand elle ne défaille pas du cervelet, elle est molle de l'épaule. Ses victoires à l'Open d'Australie et à Wimbledon l'ayant théoriquement libérée des démons qui la liquéfiaient au moment de conclure les grands matchs, elle se présente à l'US Open en numéro 1 mondiale affaiblie et à court de compétition. Depuis son sacre sur le gazon anglais, en juillet, elle n'a disputé qu'un tournoi, à New Haven, qu'elle a quitté en quart de finale, jeudi, dépassée par la puissance d'une Lindsay Davenport (4-6, 5-7) relevant elle-même de blessure. Il faut dire que même avec deux jambes dans le plâtre, l'Américaine s'en irait batailler contre Mauresmo la fleur à la raquette, puisque, depuis 2000, Davenport a remporté les onze matchs qu'elle a joués contre la Française. Que cette énième déculottée, à l'orée d'un tournoi où un bon parcours lui serait utile pour terminer l'année numéro 1 mondiale son objectif , n'a pas particulièrement troublée. «Ce n'est pas idéal, mais j'ai eu tellement d'expériences différentes que je pense désormais qu'il n'y a pas de règle pour préparer un tournoi, a commenté une Mauresmo très méthode Coué. Parfois, gagner des tournois aide à bien se sentir avant un Grand Chelem et puis cela ne marche pas, alors que d'autres fois, ça marche. Je prendrai les événements comme ils viennent. Désormais, je suis beaucoup plus capable de me détendre sur le court.»
Peignée. La perspective de croiser Davenport sur les c




