En battant vendredi l'Argentine, championne olympique et vice-championne du monde en titre (d'extrême justesse : 75 à 74), l'Espagne s'est qualifiée pour la finale du Mondial 2006 de basket à Saitama au Japon. Une finale 100 % européenne, puisque les géants ibères affronteront dimanche les échassiers grecs. Ceux-ci en effet, emmenés par leur pittoresque meneur de jeu, Theodoros Papaloukas, ont disposé, un peu plus tôt ce même vendredi, de la Dream Team américaine sur le score autrement confortable de 101 à 95, créant ainsi la sensation au pays du dunking levant.
Naïvement. Car si la prestigieuse équipe américaine n'a plus remporté un championnat du monde depuis douze ans, les Grecs, eux, n'avaient jamais passé le stade des demi-finales de cette même compétition, obtenant seulement une quatrième place en 1998, chez eux, à Athènes.
Athènes qui, comme au soir de la victoire de son onze outsider à l'Euro de foot 2004, s'est donc de nouveau embrasé, livrant ses avenues et ses places à des milliers de fans enthousiastes, dès l'annonce de l'exploit à la mi-journée. Un exploit salué sportivement par l'entraîneur US, Mike Krzyzewski, pourtant fort déconfit, qui lâchera d'abord un banal : «Nous avons perdu contre une grande équipe», avant d'ajouter naïvement : «Nous avons encore beaucoup à apprendre au niveau international.»
Assurée désormais de ramener une médaille, la Grèce, championne d'Europe, est pourtant résolue à ne pas en rester là. «Maintenant que nous so




