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Libération

Lomu ne mise plus sur le noir

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Publié le 03/10/2006 à 23h32

Il y aura cru presque jusqu'au bout. Obstinément, opiniâtrement. Au point même de semer le doute chez tous ceux ­ journalistes, joueurs, médecins surtout ­ qui voyaient en sa démarche une quête insensée. Dimanche pourtant, à un an du coup d'envoi de ce Mondial français auquel il s'avouait tant résolu à participer, Jonah Lomu, 31 ans et 63 sélections sous le maillot des All Blacks, s'est rendu à la triste évidence. Avouant, dans l'édition dominicale du quotidien néo-zélandais Herald on Sunday, qu'il avait perdu tout espoir de redevenir un jour international et donc, a fortiori, de jouer la Coupe du monde 2007.

C'est sa non-sélection dans l'une des cinq franchises nationales appelées à disputer le Super 14 (compétition des provinces de l'hémisphère Sud), qui a provoqué, chez Lomu, ce retour à la raison. D'autant que, revenu au pays en avril après une pige de quatre mois, plus médiatique que sportive, au sein de l'équipe galloise de Cardiff (engagée en Heineken Cup), il n'avait été titularisé qu'une seule fois (le 8 septembre) dans le XV de North Harbour qui dispute actuellement le championnat de Nouvelle-Zélande. Pire, dimanche après-midi, quelques heures seulement après sa confession à la presse, il était aligné dans l'équipe réserve du club opposée à celle de Taranaki B. Trois ans après sa mise sous hémodialyse suite à une grave (et rare) maladie de type néphrétique, deux ans après une inévitable transplantation rénale subie dans un hôpital d'Auckland, «Big Jonah», le

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