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Libération

Top 14, Biarritz piqué par une quinzaine de roses

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Publié le 16/10/2006 à 23h42

«C'était une belle fête», a reconnu Christophe Dominici, ajoutant après réflexion: «Mais la fête n'est belle qui si nous gagnons.» L'inépuisable roadrunner parisien a raison. Il est acquis que le premier faux pas du Stade français au Stade de France va coïncider avec un déchaînement des passions. La «superbowlisation» du Top 14, telle que prônée par Max Guazzini, ne faisant pas forcément l'unanimité dans les bastions de l'Ovalie. Même si la personnalité et le charisme du président stadiste, sans parler du succès croissant de l'entreprise, interdisent pour l'instant toute contestation.

«Barbarella». Ainsi, samedi soir, pour accueillir les Biarrots, le Stade de France s'est-il vu transformé en bonbonnière géante : piste rose livrée aux acrobaties des freestylers motorisés, pelouse testée par trois dizaines de pom pom girls élastiques puis chauffée par la chorale gospel des Chérubins de Sarcelles, le tout dans une mise en scène à la Francis Lopez revue par Walt Disney et saluée par l'agitation de 80 000 drapeaux roses zébrés de bleu. A tel point qu'à part Marcel Martin et Serge Blanco, pantois au bord du terrain, il s'avérait difficile de repérer le moindre supporteur basque dans ce contexte acidulé. Point d'orgue, l'arrivé du ballon (doré) par voie céleste, entre les mains d'un ange (le Pyagar du Barbarella de Vadim), sur fond musical pacifiste de John Lennon : Imagine. Côté joueurs, on a connu des avant-matchs autrement guerrier

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