Dynamo Kiev-Lyon : 0 3 (0 2) Pour Lyon : Junhino (31e), Källström (38e), Malouda (50e)
Aucun club français n'avait encore gagné à Kiev. Ni le Stade lavallois de Michel Le Milinaire en 1983 en coupe de l'UEFA (Laval réussira néanmoins l'exploit d'éliminer les Ukrainiens au match retour), ni les Lensois emmenés par Tony Vairelles en 1998, en Ligue des champions déjà. Les premiers comme les seconds, il est vrai, n'étaient pas à l'époque aussi bien armés ni motivés que les Lyonnais, dont l'expérience européenne n'est désormais plus à vanter.
Par ailleurs, il s'en est fallu d'un rien que le seul Gérard Houllier, entraîneur des champions de France, ne revienne victorieux du stade olympique quand il présidait aux destinées de Liverpool. Un accident cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale immédiate l'avait en effet privé de suivre, du banc de touche, la performance des Liverpudliens en octobre 2001, les Reds s'imposant 2 à 1 face à une équipe alors coachée par le légendaire Valéri Lobanovski (disparu en 2002).
Cette saison, les données ont changé. Laminé une première fois par le Steaua Bucarest (4-1) le 13 septembre avant de payer une addition madrilène encore plus lourde (5-1) quelques jours plus tard contre le Real, on savait le Dynamo Kiev largement prenable. Y compris à domicile, même par un club français. Pas n'importe lequel, qui plus est, puisque l'OL, pour avoir préalablement puni le Real (2-0) et le Steaua (3-0), débarquait en Ukraine précédé d'une réputation d




