Lors de la traditionnelle réunion d'information précédant le lancement de la compétition, tous leurs représentants l'avaient dit et répété : les 7 clubs français engagés dans la nouvelle campagne européenne abordaient celle-ci avec circonspection. Mais, après le prometteur lever de rideau agenais de vendredi soir (victoire sur Edimbourg 19-17), on ne s'attendait certes pas à ce que deux d'entre eux prennent une telle déculottée.
Grogne. Bourgoin, d'abord, qui, en s'inclinant d'entrée à Pierre-Rajon face à Cardiff (5-13) alors que se profilent dans la même poule (4) les Tigres de Leicester (deux fois champions d'Europe) et la province irlandaise du Munster (tenant du titre), a quasi oblitéré toute chance de se qualifier pour les quarts de finale ; Toulouse, ensuite, pourtant favori de la poule 5, étrillé à Belfast par une autre province irlandaise, du Nord celle-là, l'Ulster, sur le score sans appel de 30-3. Contre-performance inacceptable de la part du triple champion d'Europe, mais qui vient confirmer que les Rouge et Noir, également à la peine dans le Top 14, traversent une période délicate. Et si leurs supporteurs n'ont pas encore ressorti du grenier leurs vieux exemplaires crachouillis-vinyle du Riot in Toulouse de Little Bob Story, il va de soi que dans la ville rose la grogne tend à s'amplifier. D'autant que les hommes de Guy Novès ont offert, notamment en première mi-temps, une prestation indigne de leur standing, défendant «comme des portes de saloon»,




