Le match PSG-Toulouse restera une première en France. La première annulation d'une rencontre pour raison de sécurité. Vendredi, une réunion à la préfecture de Paris a permis à Pierre Mutz, le préfet de police, d'entendre l'ensemble des participants au match. De quoi constater que «les conditions de déroulement normal d'un match n'étaient pas réunies» et de demander «à la Ligue de football professionnel le report de la rencontre». Christophe Uldry, président des supras Auteuil, a commenté favorablement cette décision : «Je pense que c'est la meilleure des solutions. Tout le monde s'accorde à dire que le problème» résulte de l'attitude de «300 personnes, pas plus», et qu'«il faut donc trouver les moyens de les mettre dehors». Pierre-Louis Dupond, président de l'association des Boulogne Boys, a déclaré de son côté : «On s'est mis d'accord afin de donner un délai suffisant pour préparer le prochain match.»
«Bâclée». Depuis dix jours et la mort d'un supporteur des Boulogne Boys tué par un policier, à l'issue du match PSG-Hapoël Tel-Aviv, les groupes de supporteurs du PSG, issus de la tribune Boulogne comme du virage Auteuil, enrageaient, hurlant à la «bavure» et à l'«assassinat». Les nouvelles informations sur la personnalité du policier ayant fait feu sur Julien Quemener jeudi soir (lire page 15) n'ont pas contribué à apaiser la situation. «Ça nous conforte dans l'idée que l'enquête était bâclée, explique un ultra d'




