Le basket transalpin des clubs est en chute libre. Absent du Final Four depuis trois ans, le pallacanestro n'a plus glané de sacre continental depuis le Bologne de Ginobili et Rigaudeau en 2001. La Lega n'est donc plus une destination prisée.
«C'est le hasard qui m'a conduit en Italie, à Cantù d'abord puis à Naples, commence par prévenir Michel Morandais, ailier à l'Eldo Basket Napoli. Au départ, comme beaucoup de gamins, je rêvais d'Amérique et de NBA.» Né en janvier 1979, ce Guadeloupéen envisage à 17 ans une carrière pro au centre de formation de Levallois-Perret. En 1998, il intègre un lycée du New Jersey. «Au bout d'une année en high school, raconte-t-il, j'ai passé quatre ans en fac au Colorado en jouant le championnat universitaire.» Malgré des statistiques enviables, le futur All-Star transalpin ne décroche pas de contrat NBA. En 2004, il s'essaie bien à la Summer League, cours de repêchage estival des franchises américaines. En vain. «Cela s'est joué à peu de chose», dit-il. Même s'il n'abdique pas son rêve américain, il lui faut trouver un débouché. Ce sera la Vertical Vision de Cantù. Rapide, athlétique (1,95 m, 92 kg) et shooteur émérite, il retrouve ses réflexes européens. Les scouts de la Lega l'affectionnent. En particulier ceux de l'Eldo Basket Napoli : «D'emblée, j'ai kiffé la folie de la ville et de ses habitants. Je n'en finis pas de découvrir des choses.»
Dans le quartier de Fuorigrotta, le PalaEldo (4




