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Libération
Critique

Les passes et les pages de Castella

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Deux livres paraîssent sur le phénomène de Béziers, triomphateur de la saison passée.

Publié le 22/02/2007 à 6h14

Antonio Arevalo le raconte dans son livre. La première fois que Sébastien Castella est allé en Espagne, c'était avec sa mère et sa petite soeur. A 4 heures du matin, ils sont arrivés à Séville, se sont garés au hasard, ont dormi dans leur voiture. Au matin, ils se sont réveillés devant la plaza de toros de la Maestranza.

Cachet triplé. Si la Maestranza ne fait plus dormir Castella, elle alimente ses rêves. Il rêve d'en sortir en triomphe, ce qui ne devrait pas tarder, comme il rêve de sortir de la même façon de Las Ventas, à Madrid, ce qui ne devrait pas tarder non plus. De l'avis général, y compris de celui du quotidien El País, Castella est devenu le numéro 1. Un titre officieux, virtuel, qu'il a transformé en revendication bien sonnante et trébuchante. Il a quasiment triplé son cachet. Valencia l'a trouvé trop cher, Séville non, qui lui a offert quatre contrats pour la saison dont celui, prestigieux et sevillanissime, de la corrida du dimanche de Résurrection. De la même façon, il devrait être un des piliers de la San Isidro madrilène, en mai-juin.

En France, où il débutera sa saison le vendredi avant Pâques à Arles, deux livres lui sont consacrés. Celui de Marc Lavie, qui recense exhaustivement sa grande saison 2006, et celui d'Antonio Arevalo, qui brosse le portrait de sa tauromachie et de son évolution et, par-delà, du jeune homme qui se cache derrière. Pas simple. Sébastien Castella a d'abord été un enfant sauvage, mutique, mal dans sa peau et rimbaldien qui, ve

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