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Libération

Londres d'un doute

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Publié le 10/03/2007 à 6h33

Jamais, depuis que le rugby est devenu sport professionnel, un quelconque XV de France n'a été donné à ce point favori avant un déplacement à Twickenham, forteresse longtemps inexpugnable des champions du monde en titre. Ainsi la presse sportive anglaise ne croit-elle pas une seconde à la victoire, dimanche, de son équipe alors que les bookmakers londoniens ont tellement le blues, dit-on, qu'ils seraient pour beaucoup sur le point de fermer boutique.

Cela étant, en rugby on le sait, rien n'est jamais acquis. Et comme le faisait jadis remarquer Edgar Rice Burroughs, le célèbre romancier animalier : «C'est quand la bête est blessée qu'elle devient réellement redoutable.» Or, concernant le XV de la Rose, il est certain que les plaies consécutives à la correction reçue il y a deux semaines à Croke Park (43-13) face aux Irlandais n'ont toujours pas cicatrisé. Reste à savoir maintenant si la «bestialité» des joueurs alors commandés par Jonny Wilkinson demeure un sujet d'actualité. Les Anglais, pourtant réputés pour l'irrésistibilité du défi physique qu'ils avaient coutume d'imposer à leurs adversaires, s'étant fait copieusement chahuter à Dublin, mais aussi, quelques jours plus tôt sur leurs propres terres, par la Squadra Azzurra de Pierre Berbizier.

Gourou. Une situation inédite qui, ajoutée à l'indisponibilité médicale de quatre de ses cadres (Jonny Wilkinson, Phil Vickery, Andy Farrell et Steve Borthwick), a convaincu l'entraîneur Brian Ashton de procéder à une nouvelle gr

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