Le Final Four de basket féminin, qui s'est ouvert vendredi à Moscou, n'a pas failli pas à la tradition et à l'équilibre géopolitique de la discipline. Trois des équipes demi-finalistes étaient des habituées du dernier carré, seul le Spartak, club hôte, était novice à ce niveau. Ce dernier a battu dans la soirée (90-76) le VBM Samara, lors d'une demi-finale qui célébrait le poids de plus en plus conséquent des oligarques russes sur la scène continentale. L'autre rencontre mettait aux prises deux équipes de l'Ouest: les championnes d'Espagne du Ros Caseres de Valence, titrées en Europe en 1992 et 1993, ont battu 73-59 les demoiselles de Bourges, triples vainqueurs de l'Euroligue quant à elles (1997, 1998 et 2001).
En pleine reconstruction, le Petit Poucet de l'édition 2007 retrouvait le toit du continent après trois échecs consécutifs en quarts de finale. Presque une surprise. «On est ravis et fiers d'y retourner, affirmait avant le match Pierre Fosset, président en poste depuis 1994. En début de saison, on valait une grosse côte puisque de l'équipe championne de France de l'an dernier ne subsistent que Melain et Dumerc.»
Malgré l'absence des Berruyères en finale, leur septième participation en onze ans au plus haut niveau un cas unique dans les sports collectifs en France va booster le projet de rebâtir une nouvelle fois avec des jeunes. Issue du centre fédéral, Endene Miyem, pas encore 19 ans, goûtait par avance ce qui lui arrivait avec délectation : «Ce




