Valence (Espagne) envoyé spécial
La Coupe Louis-Vuitton a encore connu hier une journée à rebondissement et d'une cruauté sans égale pour Areva Challenge. Un scénario hitchcockien jamais vu en cent cinquante-six ans d'histoire de la Coupe de l'America. Un vent très instable, entre 6 et 8 noeuds, perturbait de nouveau les courses. Sous un épais plafond nuageux, un froid déroutant pour le sud de l'Espagne en cette fin avril et une mer très creusée, seul le plus septentrional des deux ronds de course voyait s'élancer les énormes voiliers de carbone de plomb. Areva Challenge était du bon paquet et devait montrer qu'une qualification en demi-finale, qui implique de terminer dans les quatre premiers sur onze challengers, était encore possible.
Collision. Après deux journées difficiles, Areva n'avait plus le droit à l'erreur. Face à United Internet Team Germany (derrière Areva au classement), Sébastien Col, le barreur français (lire également en dernière page), prenait un bon départ sur la droite du plan d'eau, près du comité, et contrôlait l'adversaire. Les Allemands parvenaient, à force de virements, à reprendre une position de contact. Mais, dans une situation confuse, les voiliers rentraient en collision. Mêmes les arbitres sur l'eau se trouvaient dépassés en pénalisant les Germains, qui seront quelques minutes plus tard absous. Repassé en tête, Jasper Bank, le skippeur danois du bateau germanique, laissait échapper la course sur le deuxième près, offrant la victoire aux Françai




