Copenhague
de notre correspondante
Il y a quelques jours encore, ils erraient dans les rues de Kaboul, Bichkek (Kirghizie) ou Kampala (Ouganda). Réunis dans la même galère. Des vies morcelées, sans logement ni travail, avec souvent la drogue ou/et l'alcool pour compagne. Hier, SDF à la dérive, demandeurs d'asile ou toxicos entre deux programmes de soins, les voilà aujourd'hui «stars» dans les rues de Copenhague. Jusqu'au 4 août, ils vont porter les couleurs de leur pays au Danemark lors de la cinquième édition de la Coupe du monde de football des sans-abri.
Bitume. Le coup d'envoi de la compétition, qui réunit 48 équipes nationales, a été donné hier matin. Pour l'occasion, deux terrains de foot ont été dressés au coeur de la capitale danoise, face à la mairie. Des surfaces en bitume de 22 mètres de long sur 16 de large. Les règles sont simples : si les équipes sont composées de huit joueurs, seulement quatre sont sur le terrain en même temps. Les rencontrent se déroulent en deux mi-temps de sept minutes. Un arbitre veille au bon déroulement du match. Les Français, 24e au classement mondial, ont mal démarré. Pour leur premier match, ils étaient opposés aux Nigérians. Résultat : les joueurs de Lagos leur ont passé douze buts, les Bleus leur en rendant seulement deux. Pour autant, les Français restent optimistes. Ils peuvent encore battre la Suisse et l'Argentine. «Même si l'essentiel est de participer», assure, en digne porte-parole du baron Pierre de Couber




