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Les Bleus et l'histoire du pilier manquant

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Publié le 22/08/2007 à 9h17

Sans vouloir parler de malédiction du pilier français, le forfait de Sylvain Marconnet, pour cause de blessure à quinze jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde, rappelle sans conteste celui de Pieter De Villiers lors de l'édition 2003. Sauf qu'au lieu de la chute en VTT, déjà jouée par de Villiers, c'est à cause d'une gamelle en ski que le pilier polyvalent de l'équipe de France a été contraint à l'abandon.

Marconnerie. C'est donc l'épilogue de la grande farce. Le 4 mars, Marconnet a chu du tire-fesses. La panique est alors davantage du côté de la pelouse de Jean Bouin que sur celle de Marcoussis. L'absence du pilard multicarte, alors que l'équipe de Fabien Galthié collectionne les blessés, fait mauvais genre sur la feuille de match. La coupe du monde est encore loin et même si le professeur Landreau, qui opère par deux fois Marconnet, préfère ne pas s'emballer, le joueur lui martèle qu'il s'alignera avec ses 29 coéquipiers à la course à la Coupe. Dût-il en passer par des longueurs de bassins et des quintaux de fonte.

Sauf que d'examens médicaux en radiographies, la guérison prend plus de temps que prévu. Jusqu'à ce maudit 27 juillet où Marconnet s'arrête net de courir. Une scintigraphie est programmée, il faut attendre le retour du toubib, en vacances à Madagascar, pour analyser les clichés. Le cocasse le dispute alors au grand-guignolesque. Une sacrée marconnerie. Le malade et son médecin communiquent par e-mail, le second faisant le siège d'un cyber café malgache.

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