France-Namibie 87-10 (40-3)
Pour la France : 13 e SSAIS (HEYMANS , 7 e ; M ARTY , 12 e ; D USAUTOIR , 21 e ; NALLET , 32 e , 40 e ; C LERC, 38 e , 59 e , 65 e ; B ONNAIRE, 47 e; C HABAL , 49 e , 51 e ; E LISSALDE , 56 e ; I BANEZ , 75 e ). T RANSFORMATIONS : E LISSALDE (12 e , 21 e , 32 e , 38 e , 40 e , 47 e, 49 e , 51 e , 56 e , 59 e , 65 e ). Pour la Namibie : 1 essai (Langenhoven, 79e), 1 drop (Wessels, 10e). Expulsion : NIEUWENHUIS (19e).
La victoire plus 13 essais. Cinq points. Le compte est bon. En s'imposant (87-10) contre un adversaire classé 24 e dans la hiérarchie mondiale, le XV de France a rempli une partie de son contrat. Preuve que sa précédente défaite contre l'Argentine, relayée sur tous les petits écrans de la planète ovale (20,3 millions de téléspectateurs), aura au moins eu un aspect positif. Grâce à elle, une équipe portée aux nues par une nation unanime, dont l'ensemble de la population se découvrait subitement «rugby», sera passée d'un état euphorique à un état dépressif carabiné. Avant que ses membres ne renouent assez vite avec le goût et l'envie de jouer. Ça tombe bien, c'est ce qu'ils savent faire le mieux.
Ainsi Frédéric Michalak, ex-prodige devenu ambassadeur du burger, l'ouvreur qui a éclaboussé le Mondial 2003 de toute sa classe avant de se voir reprocher une demi-finale bâclée contre les Anglais, a-t-il retrouvé la baguette (magique) de chef d'attaque au moment où il s'y attendait le moins. Lui le roi déchu dont on a le sentiment




