Le rendez-vous de ce soir au Stade de France entre la France et l'Irlande n'aura jamais été aussi décisif. L'équipe d'Irlande sait pertinemment que pour la France c'est le match de la dernière chance. Le quitte ou double dans une compétition où elle était engagée en tant que favorite. Alors dans les rangs irlandais on va tenter de gérer ce match extraordinaire qui pourrait précipiter dans le néant tout le rugby tricolore (lire ci-contre). Eddie O'Sullivan, le coach des Verts, critiqué depuis que ses joueurs ont un peu hoqueté lors des deux premières rencontres de cette coupe du monde, a construit son équipe en fonction de l'enjeu majeur que représente ce match pour l'adversaire. Au risque de se faire tirer dessus à boulets rouges dans la presse irlandaise pour avoir notamment écarté Peter Stringer, l'immuable demi de mêlée du XV du Trèfle aux 79 sélections.
Risqué. Faisant allusion à Eoin Reddan, le coach a immédiatement confié qu'il ne voyait pas ce qu'il y avait de risqué à effectuer un changement quand on estime que cela améliore l'équipe avant de reconnaître: «C'était une grosse décision pour nous de nous passer de Peter Stringer. C'est une décision difficile mais elle est claire. Au final, on doit prendre des décisions avec son coeur. J'ai juste voulu ajouter quelques étincelles sur le terrain. Stringer est notre n°9 depuis des années. Cela ne veut pas dire qu'il ne jouera plus jamais avec l'Irlande».
Il est vrai que les rumeurs les plus folles ont circulé c




