Alors que les matchs de poule ne sont pas encore terminés, trois équipes possèdent déjà leur billet d'accès pour les quarts de finale : la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud. Celles qui, curieusement, disputent les Tri Nations. Pierre Villepreux, ex-entraîneur du XV de France finaliste du Mondial 1999, décrypte ce phénomène.
Comment expliquez-vous cette hégémonie sudiste ?
Ce n'est pas un hasard. Ces équipes ont disputé les Tri Nations juste avant la Coupe du monde, elles ont pu aligner leur meilleure sélection en toute quiétude. Elles pratiquent donc un jeu moins restrictif que celui des équipes de l'hémisphère Nord. Leurs joueurs sont plus disponibles. Lorsqu'ils font une erreur, ils continuent à développer leur jeu. Cela n'affecte pas leur comportement. Les erreurs ne sont pas perçues comme rédhibitoires, mais transformées en compétitivité.
Où se situe la différence avec l'hémisphère Nord ?
Chez nous, on reste trop figé sur le résultat. Face à l'Irlande par exemple, la France a gagné et tout le monde est content. Pourtant il va falloir aligner trois matchs de haut niveau. Cela ne veut pas dire que la France ne sera pas championne du monde. Tout est possible lors de ces matchs couperets. Mais à partir des quarts, il va falloir tenir un rythme très élevé. Face à ce challenge, les équipes du Sud sont mieux préparées. Elles sauront tenir le niveau trois fois de suite.
Les All Blacks sont-ils au-dessus des autres ?
Le rugby pratiqué par les Blacks forme vraiment un to




