Ancien demi de mêlée (et capitaine) de l'équipe d'Ecosse (23 sélections), membre des tournées 1993 (Australie) et 2001 (Nouvelle-Zélande) des British Lions, Andy Nicol, 36 ans, aujourd'hui employé de la Royal Bank of Scotland et consultant pour la BBC et The Glasgow Herald, analyse les manquements du rugby écossais à la veille de la rencontre cruciale de la poule C contre l'Italie, samedi soir à Saint-Etienne.
«Les Italiens sont très compétitifs depuis qu'ils ont fait leurs débuts dans le Tournoi de six nations en 2000. Face aux nombreuses critiques suite à leur entrée parmi l'élite du rugby européen, ils devaient prouver qu'ils avaient le niveau. Cela s'est concrétisé par une première victoire face à l'Ecosse pour leur entrée en matière. Ils ont également battu le XV d'Ecosse à Murrayfield cette année, mais là c'est une autre histoire. De toute ma carrière de rugbyman je n'ai jamais vu un match avec cinq minutes pareilles (trois essais en 5 minutes suite à trois interceptions). Il est peu probable que cela arrive encore, mais cette rencontre génère une agitation inhabituelle. Surtout dans une phase où le rugby écossais traverse une crise sans précédent. Car l'Ecosse s'est prise de plein fouet l'arrivée du professionnalisme. Et cela n'a pas fait que du bien. Le pays compte déjà beaucoup moins de licenciés que les autres européens. Les nouvelles décisions du Board n'ont laissé que trois clubs, Edimbourg, Glasgow et les Borders. Ce dernier a d'ailleurs été fermé quand c




