Et si l’on se faisait pour une fois l’avocat du Diable et qu’on s’efforçait de dépassionner le débat. Hier matin, dès potron-minet, à Cardiff, Bernard Laporte a communiqué la composition du XV de France destiné à disputer un quart de finale exilé contre les épouvantails All Blacks. Terme par ailleurs tabou dans l’entourage des Bleus, depuis quarante-huit heures, et remplacé, à la demande expresse du staff technique, par un «néo-zélandais» plus générique, considéré surtout comme «moins menaçant». C’est de bonne guerre. Missiles. A l’énoncé du groupe (titulaires et remplaçants), évidemment, ça s’est mis à tousser sévère dans l’Hexagone ovale, chaque sélectionneur potentiel se demandant d’entrée si Bernie le dingue n’avait pas, par hasard, franchi un nouveau palier en matière de dégradation mentale et si, au contact du crachin gallois, il n’était pas devenu fou comme un lapin. Principales sources d’inquiétude, voire de polémique : la présence en numéro 15 du centre biarrot Damien Traille et celle en numéro 10 de l’ouvreur parisien Lionel Beauxis, réputés, l’un comme l’autre, pour leur phénoménal coup de tatane. Ce qui en dit long en matière d’option de jeu prônée, mais peut aussi se traduire de façon plus symbolique par la volonté des Bleus de prendre leur pied. Car l’idée de Laporte et de ses aides (n’oublions pas que son adjoint Jacques Brunel est l’un des plus fins techniciens européens), n’est pas de jouer à gagne-terrain, mais d’empêcher l’adversaire de venir s’installer
Laporte sort sa botte surprise
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Beauxis à l’ouverture, Traille à l’arrière : pour défier les Blacks, le sélectionneur a choisi le jeu au pied.
Publié le 04/10/2007 à 0h25
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