Yaura-t-il bientôt des taupes au Parc des Princes ? Les sénateurs Pierre Martin et Bernard Murat rendaient public, hier, les recommandations de leur rapport sur les associations de supporters de foot. Parmi les solutions visant à éradiquer la violence dans les stades, les deux élus UMP de la commission des affaires culturelle ont pioché outre-Manche une certaine conception de l’indic. «En Angleterre, les 96 clubs professionnels ont un policier référent, bien identifié par les groupes de supporters. Nous proposons la même chose pour les clubs français à risque.» Au milieu des ultras, le fonctionnaire pourra coudre des tifos en papotant, apprendre des chansons ou organiser des déplacements à l’autre bout de la France. Et, selon les sénateurs, il aura également tout loisir pour «nouer des relations avec des supporters comme les autres». «Informateurs». Ces supporters comme les autres deviendraient des «informateurs», explique Pierre Martin. «Ils permettraient d’anticiper les problèmes plusieurs jours avant le match, qui doit rester une fête.» Et pour que la fête soit totalement réussie, une rémunération de l’informateur serait à terme envisageable : «C’est une pratique courante en Grande-Bretagne.» Après dix mois d’auditions et de pérégrinations dans les chaudrons stéphanois, lensois ou encore marseillais, les deux sénateurs ont livré «le premier rapport parlementaire qui dresse un état des lieux du supporteurisme assez juste», selon Nicolas Hourcade, sociologue. «Ils disti
Supporter n’est pas (encore) un crime
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Publié le 04/10/2007 à 0h25
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