Menu
Libération

Sacrée défense

Réservé aux abonnés

Quart de finale. Dans un festival de plaquages, les Bleus se sont imposés 20-18 face à des All Blacks pourtant favoris. Samedi, les Français affrontent l'Angleterre en demi-finale.

Publié le 08/10/2007 à 0h36

Nouvelle-Zélande - France :18- 20 (13-3)Pour la Nouvelle-Zélande. 2 essais : McAlister (17e) et So'oialo (63e) ; 1 transformation (19e) et 2 pénalités (14e, 31e) : Carter. Pour la France. 2 essais : Dusautoir (54e) et Jauzion (69e) ; 1 transformation (55e) et 2 pénalités (40e, 46e) : Beauxis. 1 transformation : Elissalde (70e).

Cisaillé par le 197 e  plaquage (dont 19 manqués seulement) des Bleus, un avant néo-zélandais laissa échapper le ballon au-delà du ruck. L'horloge du Millenium Stadium affichait 80 minutes et 20 secondes de temps de jeu. Le demi de mêlée Jean-Baptiste Elissalde se jeta sur l'objet précieux, le cala sur son sein et partit tel un dératé en direction de ses propres vingt-deux mètres, bras tendu vers le toit fermé, comme si, pris de folie subite, il avait décidé de marquer contre son camp. Du bord de touche, l'ailier Cedric Heymans, remplacé à la 69 e  minute par Christophe Dominici, se précipita vers lui en tenant Clément Poitrenaud par la main. «Le match n'était pas encore terminé, reconnaîtra après-coup l'ailier toulousain. Mais quand j'ai vu Jean-Ba courir comme un poulet sans tête, je n'ai pas pu me contrôler.» D'un coup de pied de moineau, le demi de mêlée du XV de France trouva une touche à un mètre de sa propre ligne d'en but et, à ce moment précis le troisième ligne Imanol Harinordoquy, moulu, fut saisi d'une furieuse envie de l'étrangler. «Putaing de Jean-Ba, dira le Basque, il ne pouvait pas envoyer le bal

Dans la même rubrique