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Libération

Le Stade français d'attaque d'entrée

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Publié le 29/10/2007 à 1h09

Bernard Laporte regarde-t-il encore les matchs de rugby maintenant qu'il a troqué le survêt' au coq contre le costume ministériel ? Si oui, il a dû pester devant son écran plat gouvernemental durant le match Stade français Paris-AS-Clermont-Auvergne, samedi, pour la première journée du Top 14. Onzième minute de la rencontre, les Parisiens, menés 3 à 0 après une pénalité de l'ouvreur clermontois Broke James, choisissent de taper une pénal-touche plutôt que de tenter d'empocher 3 points. Résultat : pas d'essai, pas de point. Gâchée aurait dit l'ancien sélectionneur. Pas pour tout le monde. Car, durant ce match, les 75 000 spectateurs ont pu enfin voir, en plus des plumes des danseuses du Moulin-Rouge, de Calogero en apesanteur, des choses dont ils furent privés pendant la Coupe du monde : du jeu, des envolées, du rugby dynamique. «Il ne s'agit pas de comparer le niveau de jeu, analyse Fabien Galthié, entraîneur parisien, mais sur cette rencontre, la défense n'a pas pris le pas sur les attaques, contrairement à ce qui s'est passé en Coupe du monde.»

Interception. Sauf qu'à sortir de l'abri ainsi, les Parisiens ont bien failli perdre la partie dans les vingt dernières minutes. «C'était un gros match, explique David Skrela ouvreur parisien passé à l'arrière en fin de partie. C'est vraiment passé juste.» Un premier essai inscrit par Mirco Bergamasco, bien servi par Julien Saubade, homme du match, puis un deuxième, essai de footeux inscrit par Brian Liebe

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