Moins de quarante-huit heures - dont près de la moitié en avion - après avoir quitté la Rod Laver Arena de Melbourne défait en finale de l'Open d'Australie, Jo-Wilfried Tsonga a atterri hier matin à Roissy où il a été accueilli par un cordon de CRS, quelques dizaines de journalistes et des «Bravo Jo». De quoi mesurer l'intensité du séisme Tsonga sur l'échelle de la notoriété : «Sur place je n'ai eu que peu d'échos à vrai dire. Mon entraîneur était là pour m'enlever tous les journaux des mains. J'ai vu quelques articles de presse sur le Net mais je n'y faisais pas vraiment attention. En arrivant ici, je me doutais bien qu'il y aurait un petit quelque chose mais je ne m'attendais pas à ça.»
Chaperonné. Trois heures plus tard le nouveau numéro 18 mondial et numéro 2 français débarquait à Roland-Garros dans une salle d'interview pleine comme un jour de finale. Toujours chaperonné par Christian Bîmes, président de la Fédération française de tennis, qui portait sur le visage les stigmates d'un voyage express aux antipodes ainsi que les traces de l'assaut du soleil australien. A moins qu'il ne s'agisse, pour un homme en délicatesse avec la justice, de rougeoiements de plaisir : alors que le Team Lagardère le pille assez régulièrement de ses joueurs au plus fort potentiel marketo-tennistique (Gasquet, Monfils), un pur produit de la filière fédérale, et qui y est resté fidèle, tire à lui la couverture médiatique.
Et le bon président Bîmes de faire tourner les serviettes




