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Cérémonie d'ouverture pour Trinh-Duc

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Publié le 04/02/2008 à 2h12

Il a traversé l'écran. Enfant, François Trinh-Duc regardait à la télévision le tournoi qui se disputait, à l'époque, à cinq nations. Hier, il est passé de l'autre côté du poste, pour sa première titularisation chez les Bleus. Il a appris sa sélection devant la télé justement, sans y croire vraiment. A se pincer. Car il y a à peine un an, François Trinh-Duc, qui tient son patronyme d'un grand-père rapatrié d'Indochine à la fin des années 50, n'était qu'un espoir particulièrement prometteur.

Sourire.Formé à l'école de rugby du Pic-Saint-Loup dans la banlieue bourgeoise de Montpellier, François Trinh-Duc rejoint le Montpellier Hérault Rugby Club en cadets. Il se fait remarquer dès son premier match avec l'équipe première de Montpellier, alors mal classée au Top 14. C'était il y a un an. L'été venu, et le maintient de Montpellier assuré, il signe son premier contrat pro. A peine 20 matchs de Top 14 dans les jambes, et déjà titulaire à l'ouverture du XV de France, on crie à la génération spontanée. «C'est un ouvreur moderne. Il est un gros défenseur avec des jambes hors normes», décrit son entraîneur à Montpellier, Didier Nourault. Il a aussi des épaules de déménageur et une puissance de bras qu'il s'est forgée en renversant des adversaires en kimono de judo. Ce goût pour le bon gros plaquage lui a joué des tours : sur son casier sportif, une suspension de quinze jours pour geste dangereux en conférence européenne. Un joueur qu'il faudrait presque freiner dans son enthousia

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