C'est un poste de spécialiste, mais cela fait quelques matchs qu'en équipe de France il est confié à des joueurs polyvalents. L'arrière, comme son nom l'indique, joue à l'arrière de son équipe. Preuve que le rugby, parfois, peut être simple. Isolé en bout de terrain, il voit tomber les ballons comme des météorites et fondre sur lui les attaquants adverses. Derrière l'arrière, la ligne d'en-but. C'est un poste à hauts risques et hautes responsabilités que décrit Anthony Floch, jeune arrière de Clermont et pour la première fois titulaire dans le XV de France.
«L'arrière est le dernier défenseur de son équipe, mais il est aussi le premier relanceur. C'est ce que j'aime dans ce poste, ce pourquoi je l'ai choisi. J'adore rejouer, relancer après les marques [ou arrêts de volée, ndlr]. La grosse boulette comme l'essai marqué après avoir remonté le terrain, tout ce que fait l'arrière se voit ; rien n'échappe, ni au spectateur, ni à l'entraîneur. C'est le point douloureux du poste : nous sommes très exposés.
Pression. C'est dans mon rôle de défenseur que je subis le plus la pression du poste. Si un adversaire m'efface et qu'il marque l'essai, personne ne se demandera si j'avais, ou pas, une chance de l'arrêter dans sa course. Tout le monde retiendra qu'Anthony Floch s'est fait dépasser et a été incapable de plaquer l'attaquant qui, du coup, a pu marquer un essai. Car une défaillance de l'arrière est généralement sanctionnée par 5, voir 7 points, pour l'équipe d'en face. Mais c'




