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Libération

La flamme à Paris, chaud devant

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Publié le 03/04/2008 à 2h58

L'arrivée de la flamme olympique à Paris, lundi prochain, a déjà mis le feu. Lors d'une conférence de presse organisée hier à la mairie par Bertrand Delanoë, en présence d'Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et de nombreux athlètes, Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), a pris la parole immédiatement après les intervenants officiels. Il a dénoncé le refus du CNOSF d'accepter qu'un deuxième relayeur, portant un tee-shirt frappé des cinq menottes en guise d'anneaux olympiques, escorte le porteur de la flamme. «Un tas de choses ne se feront pas dans la bonne entente, a-t-il menacé. S'il y a des incidents sur le parcours, ce sera de votre faute.» Auparavant, le maire de Paris avait fait l'éloge de sa ville «au service de l'olympisme, du sport et des droits de l'homme», révélant qu'une banderole allait être placée sur l'Hôtel de Ville lundi : «Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde !»

Les sportifs ont aussi fait savoir qu'ils s'étaient mobilisés. David Douillet, coprésident de la commission des athlètes du CNOSF, a annoncé qu'ils s'étaient mis d'accord pour porter un insigne lors du parcours de la flamme. Le badge, qui montre l'attachement des sportifs aux droits de l'homme, sera dévoilé vendredi midi au CNOSF. En provenance de Londres, la flamme partira du premier étage de la Tour Eiffel à 12 h 35 et suivra un périple de 28 kilomètres sur 80 relais. Ell

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