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Libération

Jackson Richardson lâche la balle

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Publié le 10/05/2008 à 3h24

C'est l'histoire d'une cigogne qui a survolé l'océan Indien, l'Afrique, puis le Cantal et a déposé au-dessus du hand tricolore un colis avec des dreadlocks. C'est l'histoire de Jackson Richardson, l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de son sport, qui dispute samedi, à 39 ans, sous les couleurs de Chambéry, le dernier match de sa carrière (1).

Nous sommes en 1990. Voilà ce que dit le jeune Richardson, joueur au Paris-Asnières, employé à la Ville de Paris, révélation l'année précédente du Mondial B avec une équipe de France dont le pantalon tient encore avec une ficelle. «Je ne me vois pas me permettre de provoquer les autres internationaux parce que j'ai moins de talent et moins de sélections qu'eux.» Dix-huit ans plus tard, en relisant cette phrase, il est permis d'en sourire, voire d'en rire. Comme riait à s'étrangler Richardson un soir d'entraînement de l'équipe de France où chacun confiait ses impressions avant une rencontre franco-russe et que Philippe Gardent, fameux pivot bleu aujourd'hui entraîneur de Chambéry, racontait : «Tu sais que le plus sale jour de ma vie de pivot fut celui où je me suis trouvé enfermé une heure dans le tambour d'une lessiveuse russe en mode essorage.» Jackson Richardson était hilare.

Détergents. Qui ne l'a pas vu rire aux éclats ne sait rien de l'intelligence joyeuse. Ce type c'est le diable rieur aux ailes d'or qui roule sur le parquet avec un bruit de billes. L'enfance du jeu et des tirs à la hanche entre les jambes des gar

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